20250629_Angelus du Pape

Angélus: «On ne peut en effet pas aimer "sur commande"»

Angélus: Sans amour, la foi serait sans consistance

Avant de réciter la prière mariale ce dimanche, le Pape est revenu sur l'Évangile selon saint Matthieu où un docteur de la loi met à l'épreuve Jésus en lui demandant quel est «le plus grand commandement». Le Christ place l’amour au cœur de notre relation avec Dieu, a rappelé Léon XIV, et Dieu attend de nous une relation personnelle.
 

Vatican News

«Dans la Loi, quel est le plus grand commandement?» Telle est la question posée à Jésus par un docteur de la Loi, rapportée par l'évangéliste Matthieu lu ce dimanche (Mt 22, 34-40) et que le Pape a reprise en s'adressant aux fidèles de la place Saint-Pierre. Le Maître répond en citant un passage du Deutéronome: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée» (v. 37 ; Dt 6, 5).

«Le Christ place l’amour au cœur de notre relation avec Dieu. Il ne suffit en effet pas de savoir que Dieu existe, qu’Il est l’unique ou qu’Il est Tout-Puissant», a rappelé Léon XIV, mais «le Seigneur attend de nous une relation personnelle: le seul vrai Dieu veut devenir "notre" Dieu».

On ne peut aimer "sur commande"

«Dans la rencontre avec Lui, le commandement de l’amour n’est ni une obligation, ni une contrainte. On ne peut en effet pas aimer "sur commande"», a poursuivi le Pape, expliquant que «l’amour pour Dieu est précisément le besoin inhérent au désir de l’homme, qui trouve son accomplissement dans la communion avec Lui». Notre amour ne peut être authentique «que lorsqu’il est une réponse à son amour qui nous précède toujours», a-t-il précisé. 

Léon XIV est ensuite revenu sur le second commandement que le Christ ajoute, et qui est déterminant: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt 22, 39). «Grâce à cette relation intime avec Dieu, nous devenons capables de nous regarder nous-mêmes et de regarder notre prochain avec le même regard que le Christ, selon sa perspective», a souligné l'évêque de Rome.

À l'aune de ce commandement, «l’égoïsme est vaincu et même l’amour de soi-même se transforme en charité: notre existence s’oriente vers l’autre et devient un don pour ceux qui nous entourent», a-t-il encore précisé. 

Un amour qui déborde

Pour qualifier cet amour, le Pape a cité Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Seul l’amour –écrivait-elle– pousse les membres de l’Église à l’action; si cet amour s’éteignait, elle n’annoncerait plus l’Évangile». «Sans lui, en effet, notre foi serait privée de son contenu, nos bonnes œuvres se réduiraient à du moralisme, notre espérance serait vaine», a expliqué Léon XIV. 

«Nous ne pouvons pas aimer véritablement Dieu sans que cet amour déborde en amour pour nos frères et sœurs, a conclu le Pape, et nous ne pouvons pas aimer véritablement notre prochain si ce n’est en tant qu’enfants d’un même Père qui nous a aimés le premier en son Fils Jésus». Avant de réciter l'Angélus, le Souverain pontife a enfin invité à demander «la grâce d’un cœur nouveau, capable d’accueillir et de vivre le grand commandement».

«Jamais il n'a été aussi évident que les guerres appauvrissent et nuisent au monde»

À l'issue de la prière de l'Angélus ce dimanche 25 octobre, le Pape a lancé un vibrant appel à la paix, en particulier au Yémen.

 

Source: Vatican News