20251102_Angelus du Pape

Angélus: «Le Christ comble notre faim de vérité et de vie»

Lors de l’Angélus de ce dimanche 2 août, le Pape rappelle que la rencontre du Christ est une expérience nourrissante, qui «comble véritablement la faim de l’humanité». De retour à Rome, Léon XIV a commenté l’Évangile du jour extrait de Saint Matthieu (14, 13-21), revenant sur les signes accomplis par Jésus, qui restaure les sens altérés, en vue de redonner un sens à la vie.
 

Cécile Mérieux – Cité du Vatican

La prière de l’Angélus a repris ses quartiers place Saint-Pierre, dimanche 2 août, après quelques semaines de congés estivaux du Pape à Castel Gandolfo. Léon XIV s’est adressé aux milliers de fidèles rassemblés sous les fenêtres des appartements pontificaux, commentant le passage d’Évangile de Saint Matthieu (Mt 14, 13-21): les cinq pains et les deux poissons qui, partagés, rassasièrent toute une foule de personnes venues écouter Jésus.

Selon Léon XIV, chaque geste du Christ envers les hommes est une manifestation de son attachement et de son désir de les sauver. «En rendant la vue aux aveugles et l’ouïe aux sourds, le Christ n’accomplit pas seulement des actions spectaculaires, mais il annonce à tous que le Royaume de Dieu est proche», explique l’évêque de Rome.

Le Christ est le pain de vie

L’Évangile du jour où Jésus rassasie miraculeusement une foule immense, poursuit cet élan salvateur. «Jésus ne se contente pas de redonner leurs sens à ceux qui en sont privés, mais qu’il donne du goût à nos sens», souligne Léon XIV qui démontre combien la rencontre du Christ est une expérience nourrissante, en faisant le parallèle du rassasiement des corps par les pains et poissons, avec celui - bien supérieur - des âmes, via le geste du partage de la Parole.

“Au sourd qui retrouve l’ouïe, le Seigneur adresse la Bonne Nouvelle qu’il faut écouter; à l’aveugle qui retrouve la vue, il montre la splendide œuvre de la rédemption qui s’accomplit pour lui.”

Pour Léon XIV, le Christ est ce qui «comble véritablement la faim de l’humanité, notre faim de vérité et de vie.»

Don de Dieu et désirs des hommes

Paradoxalement, la partition des pains et poissons donne lieu à une multiplication des biens dont toute la foule peut profiter. Tous ont reçu largement car il y a surabondance. Ce passage indique l’universalité du don de Dieu, inépuisable.

A l’opposé de ce geste d’amour providentiel, Léon XIV alerte contre les écueils dans lesquels les humains peuvent tomber. «L’accumulation et le gaspillage sont les deux faces d’un même mal: la cupidité. Cette maladie de l’âme nous fait perdre la raison, car elle nous enivre de richesses, au point d’oublier ceux qui pleurent de faim et crient de soif.»

Le Pape rappelle le devoir de sortir de l’individualisme pour se tourner vers ceux qui souffrent, les voir et les entendre: «face à l’opulence des choses qui pourrissent, se dressent les mains tendues de ceux qui n’ont pas de quoi manger, les maisons incendiées de ceux qui n’ont pas la paix.»

Prendre la suite du Christ

Le Pape place l’évangile du jour dans le contexte contemporain et nous invite à contempler les gestes du Christ. «Dans le désert de la guerre et de l’arrogance, nous voyons avec quelle bienveillance le Seigneur « leva les yeux vers le ciel », « prononça la bénédiction », « rompit les pains et les donna » à ses disciples, afin qu’ils les distribuent à la foule.» Pour l’évêque de Rome, ce «miracle de la charité» atteint son paroxysme au cours de la Cène, car «c’est alors que le Fils de Dieu nous donne sa propre vie en tant qu’Il est notre frère en humanité.»

Léon XIV invite à prendre la suite du Christ, et par la «grâce de l’Eucharistie», à s’«engager à témoigner de sa beauté dans nos gestes quotidiens». Le Souverain pontif propose des exemples concrets, tels que le bénédicité précédant les repas, où les vacances comme «temps de sérénité fraternelle, en incluant ceux qui, à nos côtés, sont dans le besoin.»