Olivier Bonnel - Cité du Vatican
En ce deuxième dimanche du Temps de Carême, l'évangile du jour, tiré de Saint Matthieu (17, 1-9) revient sur l'épisode de la Transfiguration du Seigneur. «Pour la représenter, l'évangéliste puise dans la mémoire des Apôtres, peignant le Christ entre Moïse et Élie», a rappelé le Pape devant les fidèles venus place Saint-Pierre. «Le Verbe fait homme se tient entre la Loi et la Prophétie : il est la Sagesse vivante, qui accomplit toute parole divine. Tout ce que Dieu a commandé et inspiré aux hommes trouve en Jésus sa manifestation pleine et définitive».
Comme le jour du baptême du Christ dans le Jourdain, nous entendons encore la voix du Père qui proclame : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé", tandis que le Saint-Esprit enveloppe Jésus d'une "nuée lumineuse" (Mt 17, 5), a relevé Léon XIV.
«Quand il se montre, le Seigneur révèle sa surabondance à notre regard : devant Jésus, dont le visage brille "comme le soleil" et dont les vêtements deviennent "blancs comme la lumière"», a poursuivi le Souverain pontife, expliquant le sens de cette manifestation: «Pierre, Jacques et Jean contemplent une gloire humble, qui « ne s'exhibe pas comme un spectacle pour les foules, mais comme une confiance solennelle».
«La Transfiguration anticipe la lumière de Pâques, événement de mort et de résurrection, de ténèbres et de lumière nouvelle que le Christ fait rayonner sur tous les corps flagellés par la violence, sur les corps crucifiés par la douleur, sur les corps abandonnés dans la misère», a encore expliqué l'évêque de Rome.
Léon XIV a ensuite poursuivi sa réflexion sur la chair, transfigurée: «alors que le mal réduit notre chair à une marchandise d'échange ou à une masse anonyme, cette même chair resplendit de la gloire de Dieu» a-t-il noté, «le Rédempteur transfigure ainsi les plaies de l'histoire, illuminant notre esprit et notre cœur : sa révélation est une surprise de salut !»
Et le Pape d'interroger les fidèles: «En sommes-nous fascinés ? Le vrai visage de Dieu trouve-t-il en nous un regard d'émerveillement et d'amour ?». Face à notre «faible foi», a-t-il conclu, «se tient l'annonce de la résurrection future : voilà ce que les disciples ont vu dans la splendeur du Christ, mais pour le comprendre, il faut du temps (cf. Mt 17, 9). Un temps de silence pour écouter la Parole, un temps de conversion pour goûter la compagnie du Seigneur».
Source: Vatican News