Augustine Asta - Cité du Vatican
Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape s’est adressé aux milliers des fidèles ayant convergé vers la place Saint-Pierre, baignée de soleil. Bien avant de réciter la prière de l’Angélus, en ce 28ème dimanche du temps ordinaire, Léon XIV dans son enseignement s’est arrêté sur l’Évangile selon saint Matthieu, où Jésus évoque les noces organisées par un roi pour son fils.
Le Souverain pontife a ainsi rappelé que le «mariage d’un fils est un moment particulier pour toute famille». C’est pourquoi, a-t-il détaillé, ce «père heureux souhaite partager sa joie avec tout le monde». «Il offre un banquet et invite de nombreuses personnes», a ajouté l’évêque de Rome. Citant saint Thomas d’Aquin, Léon XIV a souligné que le «bien tend par nature à se répandre»: «Bonum dicitur diffusivum sui», et «l’image de notre récit nous parle, dans un contexte particulier de la vie quotidienne, de cette réalité», a expliqué le Pape. Pour lui, lorsqu’il se «produit quelque chose de bon», une «lumière s’allume» et «incite à faire partager son bonheur aux autres.»
Cependant, fait remarquer le Saint-Père, «face à une offre aussi belle», les invités, «au lieu de se joindre à la fête, se dérobent et préfèrent continuer à vaquer à leurs occupations». Certains, a-t-il ajouté, «agacés, vont même jusqu’à insulter, voire à tuer, les messagers du roi». Pour le Pape, «le bien que nous offrons n’est pas toujours compris, reconnu, apprécié; au contraire, il est parfois mal interprété et rejeté». Mais cela, a précisé l’évêque de Rome, «ne doit pas nous décourager». Puisque face à ce refus, le roi n’annule pas les noces et ne met pas fin aux festivités; au contraire, il «étend son appel à un nombre encore plus grand de personnes, en envoyant ses serviteurs les appeler dans les rues, afin que la joie des mariés soit un cadeau pour tout le monde.»
À ce stade, «qui représentent les protagonistes de cette histoire?» a interrogé le Pape. Saint Jérôme a-t-il fait savoir, «identifie le roi au Père du Ciel, l’époux à Jésus et l’épouse à l’Église». «Parmi ces protagonistes, nous nous trouvons nous aussi, choisis par le Seigneur pour partager avec Lui notre existence et pour être, avec Lui, porteurs de vie», a encore détaillé le Souverain pontife.
“La fête des noces est la nôtre, et la salle du banquet, ce sont nos églises, nos maisons, les lieux où nous vivons, et où, chaque jour, le Fils du Roi, Jésus-Christ, revient nous déclarer son amour et attend notre «oui». C’est là que nous Le rencontrons, revêtus, comme l’épouse, de la robe blanche du baptême et parés des joyaux des bonnes œuvres, qui nous rapprochent de Dieu et les uns des autres.”
«La joie que nous annonçons n’est pas artificielle, mais profonde, concrète, réelle, belle comme les visages des personnes que nous rencontrons, vraie comme le travail, les sourires, les larmes, les poignées de main, les gestes de bienveillance qui ponctuent nos journées», a affirmé le Pape Léon XIV. Ajoutant que cette joie est un «don de Dieu, pour le salut du monde.»
Léon XIV a conclu sa méditation, en demandant à la «Vierge Marie, Mère du Seigneur, de nous aider à grandir dans cette joie» et à «l’annoncer toujours et partout, même là où elle n’est pas comprise, avec générosité, avec courage et avec foi.»
Source: Vatican News